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Journal


11/12 2014

Hans Berg, un artiste aux sonorités alchimiques et hybrides

Cherchant à défier notre perception du temps et de l’espace avec des installations immersives, Hans Berg, producteur suédois, dj et performeur sonore, joue avec notre capacité à voir le son et à entendre les images. Tant physique que psychique, sa performance immersive au Point Perché s'est transformée en une synesthésie parfaite et originale.

 



Véritable virtuose lorsqu'il joue derrière ses nombreuses machines, Hans Berg nous fait voyager de la Deep-House aux confins de la Techno. Mélodiques et rythmiques, sa musique faite de sonorités à multiples facettes a fait vibrer le Point Perché plongé à cette occasion dans une noirceur illuminée par plusieurs vidéos aux tonalités pop et psychédéliques.



Hans Berg est un hybride nous captivant par sa sensualité musicale et son savoir-faire numérique. Ces intérêts doubles sont au cœur de sa production. Alchimique et profonde, sa musique questionne les métamorphoses et les changements d'état des matières sonores, liquides et physiques. 



Palpables, sensuelles et dansantes, les différentes sonorités composées et jouées par Hans Berg en live lors de cette soirée de vernissage des nouvelles expositions au Palais de Tokyo donnaient très envie de connaître mieux le travail qu'il mène en collaboration avec Nathalie Djurberg. Ce duo suédois basé à Berlin intègre l'exposition Inside (jusqu'au 11 janvier 2015 ) au Palais de Tokyo en mixant animations, sculptures et sons.

Les films d’animation et les sculptures cathartiques de Nathalie Djurberg et Hans Berg permettent de jouer des fantasmes, des obsessions et des peurs. Une force primitive oeuvre dans les films d’animation de Nathalie Djurberg dont Hans Berg signe les bandes-son originales. Le corps humain, torturé, en lutte ou en osmose avec celui d’autres créatures, est l’un des sujets principaux d’oeuvres qui sont une plongée dans notre subconscient. Le duo joue, avec un humour très noir, de la part sombre présente en chacun de nous, par le biais de folklores oubliés, de touches d’animisme et de références à la psychanalyse.


Crédit photo : le Point Perché