À quelques jours de Noël et de ce sempiternel marathon où il est question d’enchaîner sans sourciller fois gras, chapon et bûche plusieurs fois de suite, certains ont trouvé le temps de faire une dernière fois un peu d’exercice. Pour l’occasion, il fallait descendre une nouvelle fois le petit escalier au fer branlant donnant accès au Point Perché depuis l’entrée du Palais de Tokyo. Là, point de sapin mais un dancefloor strié par des bandes de couleurs noire et blanche au fond duquel trônait une imposante table habillée de platines cd et vinyles.

Le Point Perché a accueilli, pour une rencontre exceptionnelle, IZOLYATSIA, Plateforme d’initiatives culturelles (Donetsk, Ukraine) dont l’activité et même l’existence sont menacés par la guerre. Depuis le 9 juin 2014, la fondation culturelle IZOLYATSIA fut saisie par les mercenaires de la « République populaire de Donetsk » afin, proclament-ils, de « faciliter l’aide humanitaire » en provenance de Russie. Dans le cadre des ALERTES mises en place par le Palais de Tokyo pour soutenir des lieux dédiés à l'art, c'est lors d'une journée et d'une soirée que le conflit à l’Est de l’Ukraine et la place de la culture en temps de guerre ont été mis en lumière.

 

Cherchant à défier notre perception du temps et de l’espace avec des installations immersives, Hans Berg, producteur suédois, dj et performeur sonore, joue avec notre capacité à voir le son et à entendre les images. Tant physique que psychique, sa performance immersive au Point Perché s'est transformée en une synesthésie parfaite et originale.